Alzheimer : quand la danse devient un langage pour recréer du lien humain

Le 6 mai 2026 à 16h, la compagnie BitterSweet donne rendez-vous au public à la médiathèque de Garches pour présenter un projet artistique et profondément humain autour de la maladie d’Alzheimer. Cette rencontre marquera le lancement d’une résidence immersive ouverte au public, organisée du 19 au 26 mai 2026, autour de la création chorégraphique “Jamais je n’oublie, chapitre 3” et du court-métrage “De ce(ux) qui nous reste”.

Une création artistique au cœur de la mémoire et de l’humain

Avec “Jamais je n’oublie, chapitre 3”, la compagnie BitterSweet clôt une trilogie artistique consacrée à la mémoire et à la maladie d’Alzheimer. Ce nouveau volet prend la forme d’une immersion sensible dans le quotidien de personnes atteintes de troubles cognitifs, mêlant danse, transmission et création collective.

Loin d’une approche purement spectaculaire, le projet place l’humain au centre du processus artistique. Résidents d’EHPAD, aidants, soignants et artistes participent ensemble à des ateliers, répétitions et temps d’échanges où la danse devient un véritable moyen de communication.

Dans un contexte où les mots peuvent parfois disparaître, le corps, le mouvement et les émotions prennent le relais. La danse devient alors un langage universel, capable de recréer du lien, de transmettre des émotions et de maintenir une forme de présence malgré la maladie.

Une démarche inclusive et profondément sociale

Pensé comme un projet inclusif, “Jamais je n’oublie, chapitre 3” s’inscrit dans la continuité du travail de la chorégraphe Perle Cayron, qui explore depuis plusieurs années les liens entre corps, mémoire et résilience.

Pendant une semaine, le public pourra entrer au cœur du processus de création et découvrir les coulisses d’un projet où art et soin se rencontrent. Les répétitions publiques permettront d’observer les danseurs au travail, mais aussi de voir comment les échanges avec les personnes touchées par Alzheimer nourrissent directement la création artistique.

Cette ouverture au public permet également de sensibiliser autrement à la maladie. Ici, Alzheimer n’est pas uniquement abordée sous l’angle médical ou dramatique, mais à travers les relations humaines, les émotions et les instants de partage.

Une résidence immersive ouverte au public

La résidence immersive organisée du 19 au 26 mai proposera plusieurs temps ouverts au public. Les répétitions seront accessibles à différents horaires tout au long de la semaine, permettant aux visiteurs de découvrir l’évolution du travail artistique au fil des jours.

Des temps de médiation socio-culturelle viendront également compléter l’expérience avec des échanges réunissant artistes, professionnels de santé et acteurs engagés autour des enjeux liés à Alzheimer et à la création artistique.

Ces rencontres offriront un espace de dialogue rare entre le monde artistique, les professionnels du soin et le grand public.

“De ce(ux) qui nous reste” : un film né de l’expérience humaine

Au cœur de cette résidence prendra également forme “De ce(ux) qui nous reste”, un court-métrage chorégraphique directement inspiré des interactions vécues pendant cette immersion collective.

Le film mêlera artistes, personnes atteintes d’Alzheimer, aidants et professionnels dans une création commune où les frontières entre soin et art s’effacent progressivement. Gestes, regards, émotions et instants de vie deviendront la matière même de l’écriture du film.

À travers cette approche sensible, le projet propose un regard différent sur la mémoire. Non plus uniquement comme une disparition progressive, mais comme une présence qui continue d’exister à travers le corps, les émotions et les liens humains.

Un projet artistique qui questionne notre rapport à la mémoire

À une époque où les questions liées au vieillissement et aux maladies neurodégénératives prennent une place grandissante dans notre société, des initiatives comme celle de la compagnie BitterSweet rappellent l’importance de maintenir du lien, de la dignité et de l’humanité.

En mêlant danse contemporaine, immersion sociale et création collective, “Jamais je n’oublie, chapitre 3” démontre que l’art peut devenir un véritable outil de rencontre, de transmission et de résilience.

Plus qu’un spectacle, il s’agit ici d’une expérience humaine partagée, où chacun est invité à porter un autre regard sur Alzheimer et sur ceux qui vivent avec la maladie au quotidien.

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